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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 10:00

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Lis escoulan dòu cous de prouvençau souvèton un bon Nouvé à tòuti.

Coumo lou disié Mistral :

« Pèr Nouvé, i Prouvençau fau Saboly,

coume pèr Pasco, ié fau d'iòu e pèr Rampau un tian de cese. » 

Les élèves du cours de provençal souhaitent un bon Noël à tous.

Comme le disait Mistral :

Pour Noël, aux provençau il faut Saboly

comme pour Pâques, il faut des œufs et pour Rameau un plat de pois-chiches

 

En Provence, depuis le XVIIème siècle, dans les campagnes, pendant la veillée de Noël autour du feu, les familles chantaient traditionnellement des "noëls", en attendant l'heure de la messe de minuit. Les plus connus, et qui ont été transmis de génération en génération depuis plus de 300 ans, sont les 67 noëls de Nicolas Saboly, Maître de chapelle à St Pierre d'Avignon (1614-1675) ; chaque année, on attendait avec impatience la sortie des nouveaux noëls composés, et le succès populaire était d'autant plus considérable que les textes des noëls comprenaient pas mal de sous-entendus relatifs aux petits et grands événements de la vie avignonnaise...

Il y en a beaucoup, dont la plupart des Provençaux connaissent au moins l'air et le refrain.

Nous avons choisi de vous proposer Li Pastourèu.

Nous vous donnons le texte en provençal selon la graphie mistralienne, et en regard la traduction en français, comme toujours délicate : on perd beaucoup, comme dans toute traduction. Certaines expressions provençales sont difficiles à rendre en français, car elles n'y ont pas d'équivalent ; de même certains jeux de mots sont impossibles à rendre, et pourtant le provençal est savoureux à cet égard !

Mais ceux qui fréquentent notre cours peuvent l'aprécier régulièrement.

Vaqui un nouvé de Saboly



 

 

Li Pastourèu, an fa uno assemblado

Li Pastourèu, an fa uno assemblado

Aqui chascun a di sa rastelado          

E s'es counclu la paraulo dounado,

D'ana, D'ana, vers lou Pichot qu'es ha

D'ana, D'ana, vers lou Pichot qu'es na.

 

Tóutis ensèn 
Se soun mes en campagno, 
Tóuti ensèn 
Em'un fort marrit tèms. 
Es bèn verai que li gènt di mountagno 
Soun fach à tout, cregnon rèn la magagno : 
S'envan, S'envan, e laisson si caban.  
S'envan, S'envan, e laisson si caban. 

 

Coume faran,
Pèr noun senti la biso? 
Coume faran? 
Ai pou que periran. 
Toui seis abit soun que de telo griso, 
Soun tout trauca, ié veson la camiso : 
Li trau,Li trau, tènon pas gaire caud !  
Li trau,Li trau, tènon pas gaire caud ! 

 

Que fre que fai! 
Mount èi ma camisolo ? 
Que fre que fai! 
Se dis lou gros Gervai ; 
Sènte deja que lou cors me tremolo ; 
Siéu tout jala, pode pas tira solo ; 
La fre,  La fre ,  Me fai boufa li det 
La fre,  La fre  Me fai boufa li det 

 

Nòsti pastras, 
A tres ouro sounado. 
Nòsti pastras, 
Arribon dins Iou jas : 
Lou capèu bas e la tèsto courbado, 
Van en courrènt, saluda l'Acouchado, 
E fan, E fan  L'acoulado à l'Enfant.  
E fan, E fan  L'acoulado à l'Enfant. 
         

 

Laisson au sòu 
Dous a tres bon froumage 
Laisson au sòu 
Uno dougeno d'iòu 
Jóusè ié dis : Fasès que fugués sage. 
Tournas-vous-en, e fasès un bon viage! 
Bergié, Bergié  Prenès voste counget. 
Bergié, Bergié 
Prenès voste counget.          

 

Les Pastoureaux, ont fait une assemblée,

Les Pastoureaux, ont tenu leur bureau ;

Où chacun d'eux a bien dit sa pensée, 
Tant qu'à la fin promesse fut donnée

D'aller, d'aller, pour voir le nouveau né,

D'aller, d'aller, pour voir le nouveau né,

             

 Tous ensemble 
Ils se sont mis en route 
Tous ensemble  
Par un fort mauvais temps.
Mais c'est bien vrai que les montagnards, 
Sont résistant, ils ne craignent pas la difficulté : 
Ils vont, ils vont,  Sans même un capuchon ! 
Ils vont, ils vont,  Sans même un capuchon !
         

Que feront-ils,
Quand va souffler la bise ? 
Que feront-ils ? 
Ils sont en grand péril.
Tous leurs habits sont faits de toile grise, 
Si bien troués qu'ont leur voit la chemise ! 
Les trous, les trous,  Ça n'tient pas chaud du tout, 
Les trous, les trous,  Ça n'tient pas chaud du tout !
         

Quel froid il fait !          

Où ai-je mis mon manteau ?

Quel froid il fait !

Se dit le gros Gervais ;

Je sent déjà que mon corps grelotte ;

Je suis tout gelé, je ne peux pas partir ;

Le froid, le froid , Va me manger les doigts

Le froid, le froid, Va me manger les doigts          

Nos étourdis, 
A trois heures bien sonnées, 
Nos étourdis 
Arrivent dans l'étable : 
Le chapeau bas, et la tête inclinée, 
Vont, tout courant, saluer l'accouchée, 
Donnant, donnant,  L'accolade à l'enfant, 
Donnant, donnant, 
L'accolade à l'enfant.
 

Font présent
De deux à trois bons fromages, 
Font présent  
D'une douzaine d'oeufs. 
Joseph leur dit : " Maintenant soyez sages, 
Rentrez-vous-en, et faites bon voyage ! 
Bergers, bergers,  Prenez votre congé, 
Bergers, bergers,  Prenez votre congé !
         

 

 

 



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Published by leiroucas - dans Cours de Provençal
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